| Publié le 2 octobre 2018 - Texte : Alexandra Palao

Une dégustation en famille dans la joie

Une dégustation en famille dans la joie

La dégustation que je vous propose s’inspire d’un exercice de pleine conscience bien connu. Le faire avec des enfants permet d’instaurer, en actes, la bienveillance alimentaire ; cela va nourrir l’enfant et lui donner envie de refaire des expériences en notre compagnie.

Proposez à l’enfant de manger comme un Martien tout juste débarqué sur Terre. Il ne connaît rien à nos aliments, et son matériel scientifique d’exploration a été détruit à l’atterrissage. Heureusement, il lui reste le matériel le plus précieux pour la dégustation : ses 5 sens.

Préparez un fruit sec de votre choix (mangue, cranberry, myrtille…) de petite taille ou une rondelle de carotte crue ou cuite. L’intention n’est pas de manger véritablement mais d’apprendre à déguster pour manger différemment.

1- Prenons un temps de pause pour ressentir les points de contact avec le sol ou le support sur lequel nous sommes assis.

2- Remarquons comment nous nous sentons. Quelles pensées sont présentes, sensations corporelles, émotions ?

3- Nous nous servons d’un fruit sec ou d’une rondelle de carotte. Nous ne l’approchons pas du nez, nous ne le mettons pas en bouche, nous ne nous disons même pas ce que c’est. Forcément, nous sommes des Martiens ! C’est la première fois que nous voyons cela. Nous prenons conscience de nos pensées sur l’aliment. Voyons comment elles nous influencent (elles peuvent être neutres, nous faire rejeter l’aliment ou nous donner envie de le mettre en bouche très vite)

4- Utilisons la vue : que voit-on ?

5- Le toucher : quelles sensations avons-nous ?

6- L’ouïe : quels bruits sont produits lorsque je le mets entre deux doigts et le fais légèrement rouler, près de mon oreille ?

7- L’odorat : quelles odeurs ? Quelles images cela évoque ?

8- Le gloss : on passe l’aliment sur les lèvres et on ressent les sensations tactiles, le rugueux, le lisse etc.

9- Est-on ok pour le mettre en bouche ? En général oui, car on sait que si cela ne me convient pas je peux le laisser. Le parent respecte le ressenti de l’enfant qui se sent de cette manière autorisé à sortir de sa zone de confort. Il n’est pas ok, félicitez-le d’être allé jusque-là et échangez sur ce qu’il a découvert en mangeant ainsi.

10- S’il le met en bouche, faites de même, mais en prêtant attention ! On ne mastique pas au départ, on balade l’objet dans sa bouche de façon à ressentir les sensations tactiles (température, texture), les arômes, la ou les saveur(s) perçues. Là encore, sans rien forcer juste présent, de notre mieux. En remarquant que nous avons envie de mastiquer… d’aller plus vite. On observe cela avec un petit sourire intérieur (et extérieur, qui sait ?), et on continue l’exploration. Puis on décide de mastiquer 1 à 2 fois puis on laisse infuser les ingrédients ainsi obtenus.

On explore à nouveau arômes, textures, saveurs (sont-ils plus intenses cette fois ?) Et on reste au contact des sensations qui explosent en bouche. SI l’aliment est gras, la perception du gras apparaît souvent en fin de bouche et reste un peu au fond de la langue. Mais peut-être est-ce différent pour vous ?

Enfin, on peut avaler…

Peut-être que dans la tête et dans le corps, on se dit « Ouf !! enfin ! »… ou pas.

Et souvenez-vous : nous sommes des Martiens, ultra curieux et l’esprit grand ouvert face à l’aliment inconnu.

Chaque expérience de dégustation est unique, propre à chaque mangeur, chaque moment, chaque aliment. L’exercice est donc toujours une réussite dans l’objectif principal est de partager avec notre enfant un moment de découverte.

N’hésitez à partager vos expériences de Martiens sur notre page Facebook !

 

 

 

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